mardi

34.




- mon vieux, l'homme n'a pas l'habitude de mourir, mets-toi bien ça dans la tête. pas du tout l'habitude de mourir. alors, quand ça lui arrive, il s'en souvient.

malraux.



que dire. le silence vaudrait bien mieux, mais. c'est une histoire d'ego. le reste, c'est du vent. brasser de l'air et des conneries avec en espérant en vain que les névroses claqueront la porte de leur propre chef. à prague, les toits des maisons respirent. la tête perpétuellement tournée vers le ciel, il semble que les tuiles ondulent au rythme du vent. c'est comme un souffle imperceptible. les tôles se gonflent doucement, dans un léger soupir, presque une illusion. les yeux débordent alors bien trop pour discerner quoi que ce soit. quant au destin, il est bel et bien la plus grandiose des balivernes qu'on ait pu inventer pour rassurer les tièdes et ceux qui ne vivent pas, mais qui survivent à peine. et ce même si ce n'est que le plus beau des hasards. allez savoir.