dimanche

33.




la mère - comment peut-on savoir quand tout disparaît ?


j'écoute cat power, toutes lumières éteintes. sentir le souffle qui s'étrangle doucement, sans bruit. laisser l'âme se démêler, tenter de se dépêtrer de pauvres soupirs enlacés. les instants hors du monde, ça ne fait qu'une bouchée de vous pour mieux vous faire oublier ce que répit veut dire. les instants où on effleure le goût du silence. il ne s'échappe plus à sa guise, on le tient au creux d'un souffle, assez pour le faire courir entre les derniers murmures du matin. le ciel s'étire et se gonfle d'une couleur sans pareil, comme un rien qui tire les esprits d'une transe doucereuse. cela n'a rien à voir avec une effluve nouvelle, ce n'est rien d'autre que quelqu'un qui marche en équilibre sur le trottoir de l'avenue dans la nuit qui se meurt, une porte qui claque sans l'ombre d'une rancoeur, et peut-être un coin de sourire oublié. quelque chose qui piétine le regret, pieds nus dans le petit matin.



4 commentaires:

Unknown a dit…

Y'en a qui perdront jamais leur plume.

Juste comme ça, pour se souvenir, c'est amusant.

Call me ?

M. a dit…

léo.. si tu repasses par ici, peux tu préciser si tu es le léo du husky, de la péniche et des étoiles, ou un autre léo tout à fait quelconque ?

Unknown a dit…

Celui de la péniche et du husky, mais apparemment tout aussi quelconque, non ?
(Bien qu'après réflexion la péniche coûte trop chère et qu'un husky serait malheureux en ville, maintenant c'est un studio de musique et un berger des abruzzes)

J'pars demain en colo, jusqu'au 27, d'ici là pas de nouvelles.

Après, juste au cas où une pulsion te prenne : 06 99 88 74 50.


... To be continued ?

M. a dit…

je rentre de Prague le même jour. Alors au 27, pour la beauté du souvenir.