- erreur de jeunesse, ça s'appelle, justement pour qu'on n'en cause plus.
mélodie en sous-sol.
vous allez en bouffer de l'onomatopée, de la belle, de la fraîche, et de la reluisante encore. et vlam. et tchlaf. et schbim. ça cogne dans tous les coins, ça se bouscule, ça se retient, ça cocotte le rance, le placard renfermé, le cagibi de la concierge. ça glaviote et ça s'meurt comme un moineau sans ailes. mais on s'en fout de ça, n'est-ce pas. les moutards ils leur arrachent les ailes aux moineaux, aux sauterelles. ils se fourrent les doigts dans le nez, et ils se marrent. ils caracolent dans les squares maintenant que le soleil a fait son grand retour sur scène, à hurler comme des bons sagouins, et rire à s'en faire sauter les yeux. et les gens trouvent ça beau, parce que les gens sont cons. la beauté avec eux devient comme un caniveau un jour de pluie. un écoulement nasal ravi d'être au monde. ils vous jettent leur joie à la gueule, ils osent même appeler ça du bonheur. leur biffe se charge d'un sourire niais à souhait, histoire d'en rajouter un peu, et ils perdurent dans la contemplation de leur nombril. ils sont là, à l'apogée du ravissement, tentant désespérément de vous pousser dans la mièvrerie pour mieux se délecter de leurs pauvres instants insipides. y a des torgnoles qui se perdent. y a pas à dire, il vaudrait mieux un beau silence plutôt que toutes ces inepties. mais ça fait bien longtemps que le silence est mort.
1 commentaire:
je ne semble pas avoir compris.
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