mardi

24.


L'ennui.


ça vous engourdit sans y prendre garde. on pense à peine au reste, puisqu'on se croit heureux. voilà le problème du bonheur. et ça vous prend comme ça. un jour, vous vous rendez compte que vous passez votre temps à monter des escaliers, à faire attention à des horaires, à rester assis sur une chaise. regardant sans cesse le temps filer sur votre montre, filer à en perdre haleine pour votre plus grand bonheur. quand est-ce-que se termine le prochain cours ? combien de pages avant la fin de ce livre ? combien de temps avant de m'assoupir entre ses bras ? et quand vas-tu enfin fermer ta gueule ?

des questions, des attentes, des réponses insipides et des désirs inassouvis.

alors on se met à jouer avec tout ce qui passe à portée de souffle. on jongle avec les sentiments, on les modèle à notre guise, on peint des expressions pour le plaisir d'un public aussi morne qu'une vieille polonaise repue de ragoût. et le théâtre retentit d'applaudissements qui n'ont pas lieu d'être. ils ne saisissent en rien le poétique du jeu. prenant tout au pied de la lettre, applaudissant par pure fadeur d'esprit, ils se vexent en découvrant que tout ceci n'était que mascarade.

et tenter de sortir de cette affreuse torpeur.

mais oui, du bouleversant. SURPRENEZ-MOI, que diable. pauvres veaux. vous ne ressentez rien, c'est à pleurer. oublions-donc ce qui vient d'être murmuré, et retournons nous étouffer de ces foutaises huileuses si chères à votre coeur.

l'oubli viendra peut-être.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

le chinois : eh mad'moiselle, ça vous dit on échange les ch'veux ? j'aime pas les raides, c'est difficile à coiffer, j'voudrais bouclés comme vous.

Anonyme a dit…

quel plaisir de te lire encore et toujours
bizarrement pour moi, tu es celle qui fait claquer les strapontins