dimanche

20.



- tu te souviens, c'que tu m'as dit, la dernière fois ?
- oui.
- alors qu'est c'que t'attends ?
- un coup de vent.




continuer notre histoire pleine de bruit et de fureur. je martèle ça tout bas, au rythme de mes pas sur le sol détrempé. continuer. notre histoire. pleine de bruit. et de fureur. j'ai pas peur, j'ai juste froid. il faudrait ne rien avoir à perdre. et lancer à pleine vitesse des voitures dans la mer, savoir marcher sur les arêtes des trottoirs sans perdre l'équilibre, ne plus donner un sens à chaque chose, vivre à en avoir la tête qui tourne et le souffle court. on souffle et tout ces mots s'envolent, on croit qu'on est d'aplomb et on vacille sans cesse. tout ça, finalement, c'est du cinéma. godard disait que le cinéma fabrique des souvenirs.
d'ailleurs, en voilà un. c'est beau. tellement plus beau que toutes ces voix qui s'entremêlent à qui mieux-mieux, rêches, acerbes, grandiloquentes et risibles, qui paraissent vides de sens à côté des deux phrases apposées de ce pauvre souvenir qui vivote à peine. c'est la voix d'anna karina qui rebondit sans relâche sur l'eau.



qu'est ce que j'peux faire. j'sais pas quoi faire.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

du toi tout craché,
(l)
j'adore.


absoulut-paradiz.