mardi

15.





je n'y avais pas même songé depuis plusieurs mois, et le souvenir a refait surface. comme une vieille photo jaunie retrouvée par hasard.
j'ai tenté de me remémorer son visage, de retrouver quelque part son odeur, de saisir son rire à nouveau. ne percent ça et là que l'esquisse d'un regard et le coin d'une bouche.
j'ai relu les messages qui croupissaient au fond de ma boîte de réception. quelque chose comme des belles phrases remplies de l'angoisse de l'oubli. des je t'embrasse joliment emberlificotés, quelques foutaises sur l'attente et une grande mascarade de l'impatience. c'est là que je me suis mise à rire, quand s'est affiché le " promets que tu ne m'oublieras pas ".
il était deux heures du matin, l'appartement grinçait dans son sommeil, et de cette histoire il ne reste qu'un pauvre goût âcre au fond de la bouche. le sentiment d'avoir cédé à une passion fortuite. j'entends son pauvre ego repu ricaner à trois cents kilomètres, et je ris moi aussi.
dans cette course au bonheur, je ne sens même plus le goût de ta bouche sur la mienne. je l'ai laissé mourir sous un autre, auquel j'ai plaisir à m'abandonner.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

y a 2 fois bouche en 6 lign.

M. a dit…

et tu arrives à cristalliser inutilité et connerie en huit mots. (chapeau)