
fragments du discours amoureux.
l'amitié mondaine est épidémique : tout le monde s'attrape, comme une maladie.
il est dix heures du matin. entre deux poteaux usés, un vieil homme à la barbe emmêlée porte une bouteille de whisky à sa bouche. il a le visage buriné par la rue. il s'essuie les lèvres d'un revers de la main, laissant ça et là quelques gouttes échappées du goulot. je m'arrête quelques secondes, l'écoutant babiller avec le vent, tentant vainement de percevoir la folie à travers les mots. l'asphalte était maculé de pas à jamais perdus, et la seule chose à laquelle je songeais c'était à la photo qu'il aurait prit de ce vieil homme. j'ai monté le volume de la chanson jusqu'à ne plus entendre ma propre respiration, histoire de ne pas porter attention au soupir qui venait de sortir de ma bouche.
2 commentaires:
ah point
Je t'aime .
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