
faux pas, elle trébuche.
il paraît que les présentoirs des librairies, c'est un peu l'air du temps. il paraît que lascaux, c'est l'homme préhistorique qui nous tend la main à travers la mort. il paraît que la salle de classe c'est le médiateur entre espace privé et espace public. il paraît qu'il faut mêler ouï-dire et expérience pour rester debout. il paraît que l'idée, si elle n'est pas large et profonde, n'est pas. il paraît que homère n'existait pas. il paraît que voltaire ne craignait pas la moindre concurrence féminine intellectuelle. il paraît que molière était cocu. et surtout, il paraît qu'on ne peut écrire sans penser. pas une petite pensée futile, plate et si légère qu'elle virevolte. une pensée claire, débarassée de toute fioriture, fanfreluche, foutaise.
je n'ai jamais écrit. jamais rien. j'ai posé des touches de sentiments, d'impressions et d'images, comme on pose des baisers sur la peau. maintenant, j'apprends. à écrire, à penser, à lire. on trébuche, on s'écorche, on s'éreinte. on se dit à quoi bon, que ça ne rime à rien. et puis une phrase, un regard, à peine un murmure. et on se relève.
- et après ?
- après on rêve d'avant.