
j'étais assise sur le siège en plastique froid, je lisais l'art du roman. la ritournelle, j'écoutais la ritournelle. un couple est arrivé, empêtrés dans un tas de paquets, malhabiles et grotesques. ils cherchaient deux sièges l'un à côté de l'autre. je me suis levée pour les laisser s'asseoir ensemble, en laissant une phrase en suspens, une note se perdre dans l'air moite de la station de métro. le jeune homme m'a regardé, il m'a murmuré un merci. j'ai repris la phrase que j'avais laissé en suspens : l'ingénieur a perdu sa patrie et tout l'auditoire rit. c'est à cet instant précis que la note explosa en vol. c'est à cet instant précis que je réalisais l'état de solitude à jamais inassouvie.
2 commentaires:
j'aime beaucoup tes situations pathétiques
entrelesheures
Manon
ps: et le reste aussi
j'aimais bien le "1 commentaireS", mais ça ne m'empêche pas d'en mettre un deuxième. Tant pis.
Léa ou comment raconter n'importe quoi pour dire que, OUI, on aime on aime on aime. ouais. mais genre vraiment.
Bises
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